Faut-il choisir une cloison en OSB ou en placo ?

Le choix entre l’OSB et le placo pour vos cloisons intérieures représente une décision technique majeure qui influence directement la performance, l’esthétique et la durabilité de vos aménagements. Cette question se pose de plus en plus fréquemment dans les projets de construction et de rénovation, notamment avec l’essor des matériaux biosourcés et l’évolution des normes de construction. L’OSB (Oriented Strand Board) séduit par son aspect naturel et sa résistance mécanique exceptionnelle, tandis que le placo reste la référence en matière de finition lisse et de facilité de mise en œuvre. Chaque matériau présente des caractéristiques techniques spécifiques qui répondent à des besoins différents selon l’usage prévu, les contraintes réglementaires et les exigences de performance thermique et acoustique.

Caractéristiques techniques de l’OSB pour cloisons intérieures

Composition structurelle des panneaux OSB kronospan et egger

Les panneaux OSB destinés aux cloisons intérieures sont constitués de lamelles de bois orientées collées sous haute pression et température. Cette structure multicouches confère une résistance exceptionnelle dans toutes les directions. Les couches extérieures présentent des copeaux orientés parallèlement à la longueur du panneau, tandis que les couches internes affichent une orientation perpendiculaire. Cette configuration technique permet d’obtenir une résistance à la flexion supérieure de 30% par rapport aux panneaux de particules classiques.

Les fabricants comme Kronospan et Egger proposent des panneaux OSB spécialement conçus pour les applications de cloisons, avec des épaisseurs standardisées de 9, 12, 15 et 18 mm. La densité moyenne oscille entre 600 et 650 kg/m³, garantissant un excellent rapport résistance/poids. Cette composition technique permet une stabilité dimensionnelle remarquable même dans des environnements à variations hygrométriques importantes.

Résistance mécanique et module d’élasticité selon norme EN 300

La norme européenne EN 300 classifie les panneaux OSB en quatre catégories selon leurs performances mécaniques. Pour les cloisons intérieures, l’OSB/2 présente une résistance à la flexion de 22 N/mm² dans le sens longitudinal et 11 N/mm² dans le sens transversal. Le module d’élasticité atteint respectivement 3500 et 1400 N/mm², dépassant largement les exigences structurelles des cloisons non porteuses.

Cette performance mécanique exceptionnelle autorise la fixation directe d’éléments lourds sans chevilles spécifiques. Un panneau OSB de 12 mm peut supporter une charge ponctuelle de 40 kg répartie sur une surface de 100 cm², contre seulement 15 kg pour une plaque de plâtre standard. Cette caractéristique technique représente un avantage décisif pour les aménagements nécessitant la fixation de meubles hauts, d’équipements ou d’étagères.

Comportement hygroscopique et stabilité dimensionnelle

Le comportement à l’humidité constitue un paramètre critique pour les cloisons intérieures. Les panneaux OSB présentent un gonflement en épaisseur limité à 20% après immersion de 24 heures, conforme aux exigences de la classe OSB/2. Cette stabilité dimensionnelle permet leur utilisation dans des environnements à humidité relative variable entre

40 et 65% dans une habitation classique. Pour des locaux soumis à des contraintes plus fortes (cuisines professionnelles, locaux techniques légèrement humides), il est recommandé de passer à des panneaux OSB/3, dont le gonflement après 24 heures d’immersion reste inférieur à 15%. Concrètement, cela signifie que les déformations restent maîtrisées, à condition de respecter les jeux de dilatation périphériques lors de la pose. En revanche, l’OSB ne doit pas être utilisé en contact direct avec des sources d’eau permanente (fuites, remontées capillaires) sous peine de dégradations irréversibles.

Sur le long terme, la stabilité dimensionnelle de l’OSB pour cloison intérieure dépend aussi de la bonne gestion de la ventilation. Dans des combles ou un sous-sol mal ventilés, les variations cycliques d’humidité peuvent entraîner un léger tuilage ou des ouvertures de joints si les prescriptions de mise en œuvre ne sont pas respectées. Vous l’aurez compris : l’OSB tolère bien les variations hygrométriques « normales » d’un logement, mais demande une conception soignée dès que l’on s’approche d’ambiances humides.

Classes d’émission formaldéhyde E1 et E0

Les panneaux OSB modernes, en particulier ceux de marques comme Kronospan et Egger, sont généralement classés en émission formaldéhyde E1, conformément à la norme EN 13986. Cette classe garantit une émission maximale de 0,124 mg/m³, soit un niveau compatible avec les exigences actuelles de qualité de l’air intérieur. Pour un projet de cloison en OSB dans une chambre ou un séjour, il est essentiel de vérifier cette mention « E1 » sur le marquage des panneaux ou sur la fiche technique.

Vous recherchez une cloison bois encore plus saine, par exemple pour une chambre d’enfant ou un espace de travail très occupé ? Certains fabricants proposent désormais des OSB « E0 » ou « sans formaldéhyde ajouté », avec des émissions quasi nulles. Ces panneaux utilisent des résines alternatives (MDI, colles PU) qui ne dégagent pratiquement pas de COV. Le surcoût reste modéré par rapport à un OSB standard, alors que le bénéfice sur le confort sanitaire est réel, surtout dans les logements très bien isolés et étanches à l’air.

Dans tous les cas, il est recommandé de combiner une cloison OSB avec une ventilation efficace (VMC simple ou double flux) afin de maintenir un renouvellement d’air suffisant. De la même manière qu’on choisirait une peinture à faible teneur en COV, veiller à la classe d’émission formaldéhyde de l’OSB permet d’anticiper les enjeux de qualité d’air intérieur et de se conformer plus facilement aux futures réglementations environnementales.

Propriétés du placo BA13 pour doublage et cloisons

Performance acoustique rw selon norme NF EN ISO 717-1

Les cloisons en plaques de plâtre de type BA13 sont largement plébiscitées pour leurs performances acoustiques lorsqu’elles sont posées sur ossature métallique avec un isolant en laine minérale. Selon la norme NF EN ISO 717-1, une cloison standard 72/48 (montants de 48 mm, une plaque BA13 de chaque côté et laine de verre 45 mm) affiche un indice d’affaiblissement acoustique pondéré Rw de l’ordre de 39 à 41 dB. Cela suffit généralement pour séparer deux chambres ou une chambre et un couloir dans un logement individuel.

En augmentant l’épaisseur d’isolant et le nombre de parements, on atteint très facilement des performances supérieures à 45 dB, adaptées aux pièces de vie ou à la séparation entre un séjour et une chambre. Une cloison 98/48 avec double BA13 de chaque côté et laine de verre de 75 mm peut ainsi atteindre environ 47 dB Rw. Concrètement, cela se traduit par une nette atténuation des voix et des bruits courants, ce qui améliore significativement le confort sonore au quotidien.

Vous hésitez entre OSB et placo pour l’isolation phonique ? Il faut garder en tête que ce n’est pas seulement le matériau du parement qui compte, mais le système complet (ossature, isolant, désolidarisation). Le placo, grâce à sa densité et à la souplesse de l’ossature métallique, reste très performant pour les cloisons intérieures acoustiques, surtout lorsqu’il est combiné à des laines minérales à fort pouvoir absorbant.

Résistance au feu des plaques placo fire et rigidur

Sur le plan de la sécurité incendie, le placo présente un atout majeur : le plâtre est un matériau naturellement incombustible (classe A2-s1,d0). Les plaques spécifiques comme Placo Fire, Placoflam ou certaines plaques Rigidur sont renforcées pour offrir une résistance au feu accrue. Dans une configuration courante (cloison sur ossature métallique, double parement de chaque côté), on peut atteindre des performances de type EI 60 voire EI 120 selon les systèmes certifiés, ce qui signifie une tenue au feu de 1 à 2 heures.

Ces performances sont déterminantes dès qu’une cloison sépare un local à risque (garage, local technique, chaufferie) d’un espace habitable. Contrairement à l’OSB, qui reste un matériau à base de bois et donc combustible, les plaques feu de type Placo Fire ou Placo « haute dureté » retardent fortement la montée en température de la structure et limitent la propagation des flammes. Elles génèrent également peu de fumées toxiques, ce qui est un critère clé en cas d’évacuation.

Les plaques Rigidur, constituées de plâtre renforcé et de fibres de cellulose, combinent bonne résistance mécanique et excellent comportement au feu. Utilisées en doublage ou en cloison dans des circulations communes ou des bâtiments tertiaires, elles permettent de répondre aux exigences des bureaux de contrôle tout en conservant une mise en œuvre similaire à celle du BA13 standard.

Réaction à l’humidité des plaques hydrofuges H1

La gamme de plaques hydrofuges de type H1 (BA13 vert, Placomarine, etc.) a été spécialement développée pour les pièces humides comme les salles de bains, cuisines ou buanderies. Leur cœur de plâtre est traité pour limiter l’absorption d’eau, ce qui réduit les risques de gonflement, de dégradation et de moisissures. Concrètement, une plaque H1 n’absorbe qu’une très faible quantité d’eau par capillarité, conformément aux exigences de la norme NF EN 520.

En cloison comme en doublage, ces plaques s’utilisent de la même façon qu’un BA13 classique, à ceci près qu’il faut respecter scrupuleusement les prescriptions de traitement des joints et des points singuliers en zones de projection d’eau (cabine de douche, baignoire). Associées à un système d’étanchéité sous carrelage (SPEC ou SEL), elles permettent de réaliser des parois de douche fiables et durables. Vous pensiez que seul le béton cellulaire ou la brique étaient adaptés à une salle de bains ? Les plaques hydrofuges H1 apportent une solution plus rapide et plus légère, sans compromis sur la sécurité.

Dans les pièces simplement « humides » (cuisine familiale, WC avec lave-mains), le placo hydrofuge se révèle largement suffisant, à condition de prévoir une VMC efficace. Il offre un meilleur comportement face à l’humidité que l’OSB non spécifiquement hydrofuge, ce qui en fait un choix logique pour les parois susceptibles d’être ponctuellement éclaboussées ou soumises à de la condensation.

Facilité de découpe et perçage pour installations électriques

La plaque de plâtre BA13 est réputée pour sa grande facilité de découpe : un simple cutter, une règle et un peu de pratique suffisent pour réaliser des coupes nettes et précises. Cette simplicité se traduit par un gain de temps significatif sur les chantiers de doublage et de cloisons, notamment lorsqu’il faut ajuster fréquemment les plaques autour des menuiseries, gaines techniques ou rampants de toiture. Le placo est aussi facilement ponçable, ce qui facilite les reprises et les finitions.

Pour les installations électriques, la création de réservations pour boîtes d’encastrement se fait avec une scie cloche adaptée au plâtre, en quelques secondes. Tirer des gaines dans l’épaisseur de la cloison est également très simple puisque le placo se visse sur une ossature métallique ou bois à l’intérieur de laquelle passent les réseaux. Pour des travaux de rénovation lourde, cette souplesse de mise en œuvre évite d’avoir à saigner des murs maçonnés et réduit fortement la poussière.

En comparaison, l’OSB est légèrement plus long à découper proprement (scie circulaire, scie sauteuse) et nécessite davantage de précautions pour le perçage, afin d’éviter les éclats autour des passages de boîtes. Pour un projet incluant beaucoup de points électriques et de réseaux, le placo conserve donc une longueur d’avance en termes de simplicité et de rapidité d’exécution.

Mise en œuvre et fixation sur ossature métallique

Compatibilité avec rails stil M48 et montants M70

Que vous optiez pour une cloison en OSB ou en placo, l’ossature joue un rôle déterminant dans la rigidité et la durabilité de l’ouvrage. Les systèmes de rails et montants métalliques de type Stil M48, M70 ou M90 (Placo) sont aujourd’hui la référence. Ils permettent de monter rapidement des cloisons sèches, avec un entraxe généralement compris entre 40 et 60 cm selon la nature du parement et la hauteur de la cloison.

Les plaques de plâtre BA13 et dérivés sont naturellement compatibles avec ces ossatures, puisqu’elles ont été conçues pour être vissées sur ces profils métalliques. L’OSB peut, lui aussi, être fixé sur une ossature Stil M48 ou M70, à condition de respecter des entraxes adaptés à son épaisseur (souvent 40 cm pour du 9 mm, 60 cm pour du 12 ou 15 mm) et d’utiliser une visserie spécifique bois. Une configuration courante consiste à visser d’abord un OSB 12 mm sur les montants, puis à recouvrir côté pièce de vie par un BA13 pour combiner robustesse et finition lisse.

Vous hésitez entre ossature bois et ossature métallique ? Pour les performances acoustiques, l’ossature métallique, plus souple, transmet généralement moins les bruits d’un parement à l’autre que le bois, plus rigide. Pour une cloison mixte OSB/placo ou une cloison placo double peau, l’association avec des montants Stil M48 ou M70 reste donc la solution la plus polyvalente et la plus performante.

Techniques de vissage spécifiques selon matériau

La réussite d’une cloison en OSB ou en placo passe par le choix des vis adaptées. Pour le BA13 et les plaques de plâtre en général, on utilise des vis à plaque de plâtre (type TN ou TTPC), à pas fin, prévues pour l’acier de faible épaisseur. La longueur de la vis est choisie en fonction du nombre de parements et de l’épaisseur de l’ossature ; en simple parement BA13 sur montant M48, des vis de 25 mm suffisent généralement.

Pour l’OSB, on privilégie des vis à bois ou vis aggloméré à pas large, qui assurent une bonne accroche dans les copeaux orientés du panneau. La longueur des vis doit permettre une pénétration d’au moins 25 à 30 mm dans le support (montant bois ou métal avec cheville autoforeuse adaptée), tout en restant compatible avec l’épaisseur totale de la cloison. L’entraxe de vissage est en général plus serré qu’avec le placo (tous les 15 à 20 cm en périphérie, 30 cm en partie courante) pour limiter les risques de flambage ou de tuilage.

Un point souvent sous-estimé : l’alignement et l’enfoncement des têtes de vis. Dans le placo, la tête doit être légèrement noyée sans déchirer le carton, pour permettre un rebouchage propre. Dans l’OSB laissé apparent, on veillera au contraire à une pose régulière et éventuellement à l’utilisation de vis décoratives ou à l’alignement rigoureux des fixations, puisque celles-ci restent visibles et participent à l’esthétique de la cloison.

Traitement des joints avec bandes knauf ou siniat

Le traitement des joints constitue une étape clé pour les cloisons en plaques de plâtre. Les fabricants comme Knauf, Siniat ou Placo proposent des systèmes complets comprenant bandes à joint (bande papier, bande armée, bande grillagée) et enduits adaptés. L’objectif est d’obtenir après ponçage une surface parfaitement lisse, prête à être peinte ou revêtue. Une bande papier avec un enduit allégé convient dans la plupart des cas pour des joints droits, tandis qu’une bande armée est préférable dans les angles sortants ou les zones susceptibles de travailler légèrement.

Pour une cloison mixtes OSB/placo, les raccords visibles sont uniquement sur la face placo, l’OSB jouant le rôle de voile de contreventement caché. Les joints entre panneaux OSB sont alors soit laissés en léger jeu (2 à 3 mm) pour absorber les variations hygrométriques, soit comblés avec un mastic souple. Côté placo, on respecte scrupuleusement les préconisations de la marque choisie (Knauf, Siniat, Placo), notamment en ce qui concerne les temps de séchage entre couches d’enduit.

Vous redoutez l’étape des joints, souvent considérée comme la plus délicate ? Une astuce consiste à travailler avec des plaques à bords amincis (BA) et des enduits de finition prêts à l’emploi, qui offrent une bonne ouvrabilité et se poncent facilement. Avec un peu de patience et le bon outillage (couteaux de 10, 20 et 30 cm, cale à poncer), il est possible d’obtenir un résultat professionnel même en auto-construction.

Intégration des gaines électriques et réseaux

L’un des grands atouts des cloisons sèches sur ossature métallique réside dans la facilité d’intégration des réseaux : électricité, courants faibles, plomberie légère, VMC. Les montants Stil ou Knauf Metal Stud comportent des pré-découpes ou ajours permettant de faire passer les gaines sans perçage supplémentaire. Les gaines sont introduites avant la pose du second parement, puis repérées précisément pour le perçage des boîtes d’encastrement.

Dans une cloison en placo, cette intégration est quasi naturelle. Dans une cloison tout OSB, il faut soit prévoir une double ossature (une pour les réseaux, une pour le parement), soit accepter de créer des saignées ou réservations dans les panneaux, ce qui alourdit la mise en œuvre. C’est pourquoi de nombreux professionnels optent pour une solution hybride : OSB côté local technique ou rangement, placo côté pièce de vie, avec passage des réseaux dans l’ossature métallique commune.

Pour les réseaux sensibles (données, domotique), l’ossature métallique offre une bonne protection mécanique, à condition de respecter les rayons de courbure des gaines et d’éviter les écrasements. En rénovation, cette souplesse dans le passage des réseaux est souvent décisive pour moderniser une installation électrique sans toucher à la maçonnerie existante.

Performance thermique et isolation phonique comparée

Sur le plan thermique, ni l’OSB ni le placo ne sont, à eux seuls, de très bons isolants : leur rôle est surtout de contenir et protéger l’isolant principal (laine de verre, laine de roche, fibre de bois, etc.). Le coefficient de conductivité thermique λ d’un panneau OSB se situe autour de 0,13 W/m.K, tandis que celui d’une plaque de plâtre BA13 est d’environ 0,25 W/m.K. À épaisseur équivalente, l’OSB est donc légèrement plus isolant, mais la différence reste marginale au regard de l’isolant placé dans l’ossature.

En revanche, la masse surfacique et la rigidité des parements influencent fortement l’acoustique. Le placo, plus dense, offre un meilleur affaiblissement des bruits aériens à épaisseur égale, surtout lorsqu’il est associé à une laine minérale souple qui amortit les vibrations. L’OSB, plus rigide, peut transmettre davantage les bruits d’impact ou les vibrations si l’ossature est trop liaisionnée. C’est pourquoi, pour une cloison très performante phoniquement, on mise souvent sur une double paroi désolidarisée avec parements en plâtre et isolant souple au centre.

Un bon compromis consiste à utiliser l’OSB en parement « technique » (côté garage, atelier, buanderie) et le placo côté habitable, avec une laine de 70 mm dans l’ossature. Vous profitez ainsi de la capacité de l’OSB à recevoir des fixations lourdes et de la performance acoustique du placo côté pièce de vie. En séparant par exemple un séjour d’un local bruyant (atelier, salle de jeux), ce type de cloison mixte permet de concilier robustesse et confort sonore.

Coûts d’installation et durabilité selon usage

En coût de fourniture pure, une plaque de plâtre BA13 standard reste plus économique qu’un panneau OSB de même surface. On trouve généralement le BA13 entre 3 et 7 €/m², contre 8 à 15 €/m² pour un OSB 3 de 12 mm. Cependant, le coût global d’une cloison ne se limite pas au prix des plaques : il faut intégrer l’ossature, l’isolant, la visserie, les bandes, enduits et, surtout, le temps de pose. C’est là que l’OSB peut reprendre l’avantage dans certains cas, car il ne nécessite ni traitement de joints ni ponçage lorsqu’il est laissé brut.

Pour une cloison « technique » dans un garage, un atelier ou un local de stockage, l’OSB permet d’obtenir rapidement une paroi robuste, directement exploitable, sans phase de finition longue et coûteuse. À l’inverse, pour les pièces de vie où l’on souhaite une finition lisse peinte ou tapissée, le placo reste la solution la plus compétitive, d’autant plus si l’on maîtrise la pose des bandes. Dans une approche globale, beaucoup de projets mixtes combinent d’ailleurs OSB et placo pour optimiser à la fois le budget et la durabilité.

Sur la durée de vie, une cloison bien conçue et protégée de l’eau peut aisément dépasser 30 à 40 ans, qu’elle soit en OSB ou en placo. La différence se joue davantage sur les usages : l’OSB résiste mieux aux chocs répétés et aux fixations multiples (étagères, crochets, outils), tandis que le placo accepte mieux les réfections esthétiques (enduits de lissage, repeintures successives). Dans les zones sensibles à l’humidité ou au feu (pièces d’eau, garages), la durabilité dépend surtout du choix des bons produits (OSB 3/4, plaques H1, plaques feu) et du respect des règles de l’art.

Réglementation DTU 25.41 et conformité NF

En France, la mise en œuvre des cloisons et doublages en plaques de plâtre sur ossature métallique est encadrée par le DTU 25.41. Ce document de référence précise les règles de pose, les entraxes de montants, les types de vis, les conditions d’emploi en fonction des locaux (secs, humides, très humides) ainsi que les hauteurs maximales admissibles pour chaque système. S’y conformer, c’est non seulement garantir la pérennité de l’ouvrage, mais aussi s’assurer que les performances annoncées par les fabricants (acoustiques, thermiques, feu) seront réellement atteintes sur le chantier.

Les plaques de plâtre, ossatures métalliques et accessoires bénéficiant de la marque NF apportent une garantie supplémentaire de constance de qualité. Cette certification atteste que les produits respectent les normes en vigueur (EN 520 pour les plaques de plâtre, par exemple) et font l’objet de contrôles réguliers. De nombreux systèmes complets (rails Stil, plaques Placo, Knauf, Siniat) disposent en outre d’Avis Techniques ou de Documents Techniques d’Application, qui détaillent les performances et les limites d’emploi.

Pour l’OSB, la norme EN 300 et le marquage CE restent les principales références, mais il n’existe pas de DTU dédié aux cloisons tout OSB comparable à celui du placo. Dans un contexte professionnel ou réglementé (logements collectifs, ERP, bureaux), l’utilisation de cloisons en plaques de plâtre conformes au DTU 25.41 et portant la marque NF simplifie grandement les échanges avec le bureau de contrôle et les assurances. Pour un particulier en maison individuelle, l’OSB peut parfaitement trouver sa place, à condition de rester vigilant sur les points de sécurité (feu, humidité) et de s’appuyer sur les recommandations des fabricants.